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Après avoir été syndic de Fribourg pendant dix ans, Dominique de Buman (63 ans) a passé seize ans sous la Coupole, à Berne. L’ancien vice-président du PDC suisse s’est retiré cet automne du Parlement fédéral parce que les statuts de son parti ne lui permettaient pas de se représenter pour une 5e législature au Conseil national. Il quitte la scène politique serein. Il continuera toutefois à s’investir pour la chose publique, «mais différemment», confie-t-il. Entretien.

Dossiers Publics: On a parfois dit de vous que vous étiez marié avec la politique à laquelle vous avez consacré plus de la moitié de votre vie. Cette rupture est-elle douloureuse?

Dominique de Buman: Il n’y a ni séparation ni divorce, je peux vous l’assurer. Il s’agit seulement de la fin d’un mandat électif et la passion pour la politique demeure. Je savais dès le départ qu’après le passage à la Ville et l’élection à Berne, il y avait une limitation de mandat, qui était connue dans le parti, et j’ai toujours été pour cette limitation parce que, d’une part, elle est raisonnable – le délai de 16 ans n’est pas si court – et, d’autre part, parce qu’elle permet aux jeunes, à la relève donc, de faire sa place. Moi, cela me va très bien. Ce d’autant plus que je suis à un âge où on a la force et l’énergie de faire d’autres choses.

D’autres choses… On sait déjà ce que c’est?

Après celle des Remontées mécaniques suisses (RMS), je vais lâcher au printemps prochain celle de la Fédération suisse de tourisme (FST), mais je suis depuis peu vice-président de l’Association suisse des cadres (ASC), qui s’occupe comme son nom l’indique des conditions des cadres, qu’ils soient de l’économie privée ou publique (coaching, formation continue, besoins de réseau, défense en matière de prévoyance professionnelle, adaptation entre vie professionnelle et privée). Une association qui avait notamment milité pour faire valider les acquis des élus communaux. Je devrais vraisemblablement en reprendre la présidence en 2020.

Mais la politique, en tant que telle, c’est vraiment fini?

Je ne sais pas. Pour le moment, il y a un parcours logique qui a été fait. Commune, canton – par la présidence du Grand Conseil – et Confédération par le biais du National. Un parcours assez ininterrompu et logique.  

Mais comme un autre PDC l’a fait en Valais après le Conseil national, Christophe Darbellay pour ne pas le citer, pourquoi ne pas briguer un siège au Conseil d’État de votre canton en 2021?   

Je ne sais pas. Honnêtement, j’ai l’impression d’avoir fait le programme comme on dit. Mais bon… on ne sait jamais rien de rien.

Et surtout, les «vieux» n’ont plus trop la cote…

Non, non. Pas les vieux qui bossent. Un gars comme le socialiste Paul Rechsteiner, par exemple, qui a fait 36 ans au Parlement et qui vient d’un canton très conservateur (Saint-Gall, ndlr) a été récemment réélu au Conseil des États. Il y a aussi Hans Stöckli, de Bienne, qui lui aussi vient d’un canton assez conservateur et agrarien et qui, à 67 ans, a été brillamment réélu et porté dans la foulée à la présidence du Conseil des États. Kurt Fluri aussi, président de l’Union des villes suisses et maire de Soleure (64 ans), a été réélu. Il n’y a donc pas forcément un vent de dégagisme.

“Les mandats en politique, c’est un petit peu comme le nombre de raclettes, il faut s’arrêter juste avant qu’on n’ait plus faim, qu’on n’ait plus d’énergie”.

Vous n’avez aucun regret de devoir rentrer dans l’ombre?

Les mandats en politique, c’est un petit peu comme le nombre de raclettes, il faut s’arrêter juste avant qu’on n’ait plus faim, qu’on n’ait plus d’énergie. Même si personnellement j’en ai encore, je préfère la réinvestir dans autre chose. En plus, j’ai eu le privilège d’avoir la présidence du Conseil national en 2018. On ne peut pas espérer beaucoup plus dans une carrière politique. Un cadeau inouï, même si c’est énormément de travail, parce qu’on représente le pays ici et à l’étranger. Moi, par exemple, j’ai voulu mettre l’accent sur les pays voisins, à Paris, Berlin, Rome ou Vaduz, surtout à un moment où l’accord-cadre avec l’Europe est un peu en «stand-by», en rade. Il faut donc voyager utile, notamment en ce qui concerne toutes les problématiques au quotidien liées aux frontaliers. Et cela passe aussi parfois par le Parlement fédéral qui représente le peuple.

Le climat est devenu le thème No 1 de la politique suisse. Vous en pensez quoi?

C’est donné par les faits. C’est incontournable et incontestable: il y a une question climatique parce que tous les experts s’accordent là-dessus. Je me souviens qu’il y a une quinzaine d’années, il y avait entre guillemets les experts de droite et les experts de gauche, et ceux de droite disaient que ceux de gauche exagéraient. Ce n’était pas la même sensibilité politique. Aujourd’hui, force est de constater que les experts ne se contestent plus beaucoup. Les rapports pleuvent et tous vont dans le même sens et vers une accélération du processus.  

Quand les jeunes disent que les politiques ne font rien, ils ont raison?

Oui et non. Dans notre pays, depuis une vingtaine d’années, des mesures en termes de respect de l’environnement, pas seulement de réchauffement climatique mais aussi en matière de recyclage des matières premières (de l’aluminium au plastique), sont régulièrement prises. Mais, paradoxalement, il n’y a pas de prise de conscience de l‘urgence mondiale. Et c’est à nous la Suisse, en tant qu’enfant modèle, de montrer l’exemple à l’ONU et à toutes ses agences spécialisées. Un jour, j’en suis persuadé, on y arrivera.

Vous êtes président de Biomasse Suisse. Le développement durable, c’est une notion qui vous tient à cœur?

Ben oui. Le biogaz, c’est une possibilité de valorisation de la matière, par le biais du couplage chaleur-force qui permet de faire de l’électricité et des chauffages à distance, entre autres. On peut aussi injecter ce biogaz dans le réseau de gaz naturel. La biomasse, c’est la bonne à tout faire. Avec un tas de fumier, on peut faire plein de choses. Cela fait partie d’une stratégie énergétique à long terme dans le domaine des énergies renouvelables. Et on est tous concernés.

L’énergie, c’est un thème qui vous branche?

C’est un des dossiers les plus fascinants. On est par exemple en train de créer des tuiles avec panneaux solaires intégrés et compatibles avec le patrimoine historique. C’est un des domaines où il y a le plus de défis et où on peut faire quelque chose concrètement. Il y a en effet une capacité de la science à trouver des solutions pour changer de direction.

Et ça, c’est tout à fait dans l’esprit «Smart City»?

Absolument. C’est une politique qui consiste à utiliser la densité de population d’une ville comme un laboratoire, comme une chance d’expérimentation. Comme par exemple en utilisant la chaleur émise par la station de l’usine d’incinération de la SAIDEF, à Posieux, pour chauffer l’Hôpital cantonal à Fribourg et une bonne partie de la commune de Villars-sur-Glâne. En termes d’habitat aussi, l’idée est de récupérer toute l’énergie produite en surplus. 

Finalement, quand vous étiez syndic de  Fribourg, il y a plus de 15 ans, on pratiquait déjà le concept «Smart City» sans le savoir?

Il y avait déjà des démarches dans ce sens, mais elles se sont peu à peu développées, notamment dans le domaine de la mobilité, en raison des bouchons et de la saturation du trafic, et la digitalisation a aussi permis d’accélérer le processus. Les transports publics urbains ont de plus en plus la cote car, il faut bien admettre, la bagnole c’est cher. De plus en plus de jeunes ne passent même plus le permis de conduire. Les villes sont donc des laboratoires, elles sont en avance à ce niveau-là car elles ont dû faire face à certains défis et les anticiper.  

Pas que les villes, d’ailleurs…

Effectivement, en campagne ou dans les stations de ski aussi, par exemple, on essaie d’économiser l’énergie en y exploitant mieux l’énergie solaire, entre autres. La notion d’intelligence n’est pas propre à la ville.

Comme syndic, quelles sont les réalisations dont vous êtes le plus fier? 

Le théâtre Equilibre et le pont de la Poya, bien sûr, qui a désengorgé le centre-ville. Mais aussi la réorganisation du statut du personnel communal, avec un système mixte entre les secteurs public et privé, la création d’une promotion économique endogène pour la Ville de Fribourg et l’essor culturel de la cité. Et puis, même si je ne suis pas le syndic qui a initié le dossier, j’ai pu inaugurer en juin 1994 la zone piétonne de Fribourg, à la rue de Romont. On a aussi assaini le centre-ville, avec la construction entre autres de Fribourg-Centre, en face de la gare, et créé une multitude de logements résidentiels, sociaux ou pour étudiants. Le fruit d’un plan d’aménagement assez lucide. On a également fusionné les deux compagnies de transports publics les GFM et les TF pour en faire les TPF, un fleuron fribourgeois dont les employés sont très fiers.

Au National, à Berne, cet aspect opérationnel ne vous a-t-il pas manqué?

Le Parlement fédéral n’est pas que délibératif et, par ailleurs, on travaille davantage sur des dossiers de société. Par le biais des associations nationales dont j’ai été responsable en tant qu’élu, dans le domaine du tourisme et des remontées mécaniques notamment, j’ai en outre pu agir comme au sein d’un exécutif.

Et si c’était à refaire?

Je referais la même chose. Je suis reconnaissant d’avoir eu la chance de pouvoir mener une telle carrière politique. C’est pour cela que cela ne me fait rien d’arrêter, car je l’ai fait. Il n’y a que le positif qui domine clairement aujourd’hui.


DOMINIQUE DE BUMAN, UN SUISSE

Une contribution à notre pensée politique.

Sous la direction du professeur Gilbert Casasus

En parlementaire fédéral, il y défend avec force et vigueur une Suisse qui est à son image, à savoir celle de la collégialité, du dialogue, de l’ouverture et plus encore, de la sincérité.