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La Suisse n’a pas toujours été le pays neutre que l’on connaît. C’est une grande défaite qui est à l’origine de plusieurs siècles de paix. Retour sur la genèse de la neutralité helvétique.

En l’an de grâce 1515, à Marignan, près de Milan, les troupes des cantons suisses sont défaites par la France, menée par son roi François Ier au terme d’une bataille d’une férocité inégalée jusqu’alors. C’est un véritable carnage – près de 10 000 soldats confédérés y laissent leur vie – qui sonne le glas des ambitions expansionnistes de la Suisse. En effet, deux ans auparavant, les Helvètes avaient pris le contrôle de Milan, s’affirmant en tant que puissance européenne.

Toutefois, c’est dans cette défaite que se trouverait l’origine de la Suisse neutre. La plupart des historiens établissent en effet un lien entre la « paix perpétuelle » signée avec la France et le retrait subséquent des cantons suisses des grands théâtres de guerre du continent.

Cela ne signifiait cependant pas l’absence d’Helvètes sur les champs de bataille européens, bien au contraire. Leur tradition guerrière fut utilisée par toutes les puissances du continent qui engageaient des mercenaires suisses par milliers, la France en premier. L’unique reliquat de ce passé combattant subsiste dans la Garde suisse pontificale du Vatican, créée en 1506 par le pape Jules II.

Ce sont les guerres napoléoniennes et leurs conséquences qui entérineront la neutralité de la nation. Si après l’invasion de la Suisse par Napoléon, le pays doit encore lui fournir des troupes, la défaite finale de l’empereur à Waterloo en juin 1815 garantit à la Suisse trois mois plus tard une neutralité acceptée par toutes les puissances du continent, lors du Congrès de Vienne.

Histoire neutralité suisse
Le général Guisan, architecte du réduit national, le système de protection du territoire pendant la Seconde Guerre mondiale, inspecte ses troupes.

La neutralité pendant les deux guerres mondiales
La neutralité suisse fut mise à l’épreuve tout d’abord lors de la Première Guerre mondiale. Dès 1914, des troupes furent déployées pour la défendre dans le Jura, à la frontière franco-allemande d’alors, et dans les montagnes des Grisons, autour du col de l’Umbrail, à la frontière italo-autrichienne. C’est ici que fut abattu l’un des deux soldats suisses tombés sous le feu d’une armée étrangère. Au  Piz da las Trais Linguas , à 2843 m d’altitude, le territoire suisse formait une excroissance qui séparait à l’époque l’Italie du Sud et le Tyrol autrichien. Les artilleries des belligérants y crachaient leur feu par-dessus les casques helvètes. Le 4 octobre 1916, jour de l’anniversaire de l’empereur François-Joseph, les Autrichiens organisent une fête que les Italiens décident de perturber à coups de canon. Un obus acheva sa course en territoire grison, s’abattant sur le malheureux soldat romanche Georg Cathomas. Cette tragédie se solda par une compensation payée par l’Italie à la famille de la victime.

Au lendemain de la Grande Guerre, la Société des Nations est fondée et s’installe à Genève, en raison de la neutralité helvétique. Malgré son ambitieux projet d’empêcher toute récurrence guerrière, la SDN n’empêchera pas l’avènement de la Seconde Guerre mondiale, qui posera un risque inédit à l’intégrité du pays. En effet, après l’occupation de la France, la Suisse se trouve entourée par les pays de l’Axe. Alors que Hitler prépare des plans d’invasion de la Confédération, le général Guisan développe, pour y faire face, la stratégie du réduit national. S’il n’est pas certain que ce soit la seule raison qui découragea Hitler d’envahir le pays, on peut postuler que ce dernier avait intérêt à garder une Suisse neutre, permettant à l’Allemagne de bénéficier d’un lien direct avec l’Italie au travers du Gothard.

Pendant la guerre froide, la Suisse établit son principe de « neutralité et solidarité », facilitant, entre autres, les bons offices entre pays n’ayant plus de lien diplomatique, comme entre l’Iran ou Cuba et les États-Unis. Paradoxalement, elle sera l’un des derniers pays à adhérer à l’ONU, bien que l’organisation de la paix mondiale siège à Genève depuis 1945.

Histoire neutralité suisse
En 1964, lors d’une réception officielle, en présence de «la crème de la crème de la Révolution cubaine», Fidel Castro remit à l’ambassadeur suisse Emil Stadelhofer, le béret vert olive de son uniforme comme témoignage de sa reconnaissance pour ses services