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Alors que la communauté scientifique se lance dans une course contre-la-montre pour trouver un vaccin, et que le peuple suisse sort de son semi-confinement, le CHUV se dit prêt à affronter le prochain pic.

Du jour au lendemain, le nouveau coronavirus (SARS-CoV-2) a bouleversé notre vie. Pendant douze semaines le monde s’est refermé comme une huître. Frontières barrées, avions cloués au sol, manifestations sportives annulées. À l’heure actuelle, le gros de la vague est derrière nous. Le nombre de nouveaux cas covid-19 et de patients hospitalisés continue à baisser et, pour reprendre le fameux slogan de notre Conseiller Fédéral, Alain Berset, nous sortons de notre semi-confinement « aussi vite que possible et aussi lentement que nécessaire. »

Le pic maximal de la pandémie atteint, les questions d’économie, de politique, de culture, et surtout les modalités pour bien relancer la société, reprennent le dessus. Désormais citoyens et citoyennes suivent soigneusement les nouvelles mesures de sécurité, et adoptent systématiquement les gestes barrières, notamment lavage méticuleux des mains, distanciation sociale, et port de masque. Cependant, la prochaine crise sanitaire reste prévisible. Les armes pour lutter contre un virus émergeant mais invisible, qui nous ramène à notre faiblesse devant un danger imminent, se multiplient. Désormais, l’OFSP mise sur une application de traçage du covid-19, tandis que la communauté scientifique s’engage dans une course contre-la-montre pour trouver un vaccin. Étroitement associé à la Faculté de Biologie et Médecine de l’Université de Lausanne (UNIL), le Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV) joue un rôle de pointe d’envergure européenne dans les domaines des soins médicaux, et de la recherche. Depuis le début de l’année, le Prof. Philippe Eckert, directeur général, se retrouve au cœur de la pandémie.

Philippe Eckert, vous êtes responsable d’une institution médicale pendant une période de crise inédite. Avez-vous le sentiment, en quelque sorte, de devoir sauver le monde  ?
Philippe Eckert : Notre responsabilité est de prendre toutes les mesures, y compris dans la recherche, pour prévenir la maladie, la traiter quand elle survient, soigner les patients et les guérir si possible. Mais malgré toutes les technologies actuelles, nous ne pouvons pas sauver tout le monde. Certains patients ont été gravement atteints, certains sont morts et d’autres présenteront encore des séquelles longtemps après leur sortie de l’hôpital. La pandémie a montré que la médecine a des limites et ce n’est pas une mauvaise chose. Je suis fier de voir que nos équipes continuent à travailler, notamment au développement de tests sérologiques. Cela fait partie de nos tâches.

«Nous faisons tout pour prévenir ce deuxième pic, grâce à des mesures de protection adaptées au sein de l’hôpital et aussi en participant à la détection précoce des cas»

Prof. Philippe Eckert

La crise du coronavirus a mis les hôpitaux, hautement exposés, à rude épreuve. Comment avez-vous soutenu votre équipe afin d’éviter un scénario catastrophe comme celui vécu chez nos voisins Italiens  ?
Nous avons pu observer et analyser la situation italienne, justement, et avons eu le temps de nous organiser en conséquence. Nous avons pu adapter le nombre de lits, les équipes autour des patients et préparer celles venues en soutien de tout le système hospitalier. Nous avons toujours eu un coup d’avance. À l’interne, la circulation de l’information et la communication avec l’ensemble des équipes a été un axe très important de la gestion de la crise. J’ajoute que ce sont les décisions politiques, prises au bon moment, qui ont permis d’atténuer la vague.

La prochaine pandémie est prévisible. Comment le CHUV appréhende-t-il ce défi  ?
Nous faisons tout pour prévenir ce deuxième pic, grâce à des mesures de protection adaptées au sein de l’hôpital et aussi en participant à la détection précoce des cas. Mais le CHUV est prêt. Nous avons des plans pour réagir très rapidement et remobiliser les collaborateurs pour s’occuper de ces patients. Nous avons déjà des zones équipées, des lits réservés et du matériel en suffisance. Si le deuxième pic s’avère important, nous devrons à nouveau reporter les activités qui peuvent l’être, afin de nous assurer la disponibilité des ressources et des forces nécessaires.

Qu’espérez-vous de positif pour la suite de cette situation si particulière ?
Avant tout, maintenir l’état d’esprit et la cohésion qui ont animé l’hôpital durant cette période. Les valeurs de solidarité et d’entraide ont pris une dimension nouvelle, qui, je l’espère, restera présente. A la faveur de cette crise, un certain nombre de procédures ont aussi gagné en simplicité et en efficacité. Enfin, la situation nous a également poussés à imaginer et utiliser de nouveaux outils, notamment en télémédecine. Nous en garderons le meilleur.

Professeur Philippe Eckert

Directeur général du CHUV
Également à la tête de la Direction médicale, Philippe Eckert assure encore le rôle de chef du Service des soins intensifs en attendant l’entrée de son successeur à ce poste.

Après une formation en médecine interne à Lausanne, il rencontre au CHUV des figures marquantes de la médecine intensive romande, dont Marie-Denise Schaller, René Chioléro et Claude Perret. En 1998, Philippe Eckert rejoint l’hôpital de Sion pour réaliser l’agrandissement des soins intensifs. En 2004, il est désigné président de la Société suisse de médecine intensive et, en 2006, directeur médical du Centre hospitalier valaisan. Le professeur obtient un MBA en management des institutions de santé à l’Université de Genève. En 2015, le CHUV lui propose de revenir pour prendre la direction des soins intensifs. Il est nommé pour succéder au Pr. Pierre-François Leyvraz à la direction générale du CHUV en 2019 et entre en fonction en janvier 2020.