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Pascal Strupler, directeur de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) depuis janvier 2010 a conduit plusieurs projets importants, dont la mise en œuvre, dès 2013 de la stratégie Santé2020 du Conseil fédéral visant à améliorer le système de santé dans tous les domaines. Avant son départ imminent à la retraite, il nous explique dans cette interview réalisée en juin comment il a agi face à la crise sanitaire.

Si l’on prend les chiffres des cas avérés et des décès par million d’habitants dus au coronavirus dans le monde, on observe que la Suisse se retrouve parmi les pays qui s’en sortent avec les meilleurs résultats. Comment expliquez-vous cela?
Pascal Strupler: La Suisse a globalement bien réagi face à cette crise. Nous avons connu un début un peu difficile, mais notre système de santé a démontré sa résilience. Nous avons, en Suisse, un système de santé bien équipé, du personnel qualifié et des hôpitaux performants. Cela nous a permis de faire face à la crise. Autre élément qui a, sans conteste, aidé, c’est la capacité du Conseil fédéral à prendre avec lui la population. Il n’a pas souhaité brusquer ou contraindre celle-ci avec un confinement total. Nous avons trouvé une voie médiane qui a convaincu les gens à participer à l’effort général. Nous avons ainsi vu que les recommandations et les règles d’hygiène et de distanciation ont été suivies. L’équilibre entre les mesures et l’appel à la responsabilité individuelle a permis de contenir le développement de l’épidémie.

Que pouvez-vous dire sur la « deuxième vague », êtes-vous préoccupé?
Il est légitime d’être préoccupé. Nous en savons encore très peu sur ce virus. La phase de déconfinement a été accompagnée de chiffres favorables, mais nous avons aussi observé un certain relâchement de la part de la population. Bien qu’il soit compréhensible, il entraîne une certaine prise de risque. Je suis néanmoins persuadé que si le chiffre des nouvelles infections devait repartir à la hausse, les réflexes reviendraient très rapidement. Personne ne veut avoir à revivre le « confinement » que nous avons connu.

En ce sens, le Conseil fédéral a choisi de simplifier et clarifier les règles afin de faciliter la mise en œuvre des mesures de protection. Il a également souhaité donner aux cantons davantage de compétences quant à la surveillance et au contrôle de l’épidémie. Ces derniers sont appelés à surveiller très étroitement le développement des nouveaux cas via le « contact tracing ». Naturellement, si cela devait s’avérer nécessaire, la Confédération interviendrait. Mais il convient autant que possible d’éviter d’avoir à réintroduire des mesures qui auraient un impact négatif sur le fonctionnement de l’économie.

“La confiance est un élément central et essentiel lorsque l’on parle de santé publique”

Pascal Strupler

La crise sanitaire a révélé la forte dépendance de la Suisse vis-à-vis des pays étrangers en matière de vêtements de protection, par exemple. Selon vous, une relocalisation de la production de ce genre de biens est-elle souhaitée ?
La dépendance de la Suisse vis-à-vis de l’étranger n’a pas été révélée, mais plutôt mise en lumière, par la crise. Il ne faut pas oublier que nous sommes face à une crise mondiale dans un système mondialisé. Le fait que tout ou partie des chaînes de production des produits recherchés se soient situés à l’étranger a, sans conteste, constitué un obstacle de taille. Sur ce point, notre réseau international nous a permis de surmonter de nombreuses difficultés dans les livraisons.

Sur le plan national, il va sans dire que des discussions sur la relocalisation auront lieu dans les semaines et mois à venir. Mais, ce que j’aimerais souligner ici, c’est l’immense potentiel d’innovation qui s’est confirmé en Suisse durant la crise, qu’il s’agisse du développement de masques ou d’autres matériels de protection par exemple. Enfin, il n’est pas inutile de rappeler que la Confédération joue un rôle subsidiaire sur l’ensemble de ces questions. Elle agit en soutien là où cela est nécessaire.

Concrètement, comment assurer les quantités suffisantes en termes d’agents actifs pour élaborer le gel hydro alcoolique notamment ?
Nous avons demandé à la Task Force scientifique de procéder à certains calculs. Sur cette base, il apparaît nécessaire que la Confédération dispose de stocks de différents biens et produits pour une longue durée. La même chose pour les cantons. De quoi disposer de réserves pour un peu moins de trois mois. Mais encore une fois, l’État agit subsidiairement. Il est essentiel que les entreprises privées soient actives aussi dans ce domaine.

Afin d’assurer le déconfinement du pays, l’OFSP a misé sur l’application de traçage du covid-19, une plateforme créée par un consortium international qui comprend l’EPFL et l’EPFZ. Quels en sont les avantages et les dangers ?
C’est un nouvel instrument qui est utilisé pour la première fois. Dès le départ, notre objectif a été d’offrir les meilleures garanties à la population, car la confiance est un élément central et essentiel lorsque l’on parle de santé publique. Nous sommes bien sûr conscients que ce type d’application peut susciter de la méfiance. C’est pourquoi nous avons consulté largement sur les questions de protection des données, mais aussi celles liées à l’éthique. Le Parlement a, par ailleurs, souhaité que l’utilisation de cette application soit réglée dans la loi, ce qui a été fait. À souligner que l’aide apportée par cette application ne remplacera pas le travail fait par les services des médecins cantonaux.

APPLICATION SWISS COVID ET TRAÇAGE DES CONTACTS
Ce traçage est utilisé pour rechercher les contacts étroits avec des personnes infectées par le coronavirus. L’application Swiss covid détermine si il y a eu un contact avec une personne infectée. De cette manière, il est possible d’interrompre les chaînes de transmission.

Le recours à la technologie pour préserver la santé publique fait débat. Que répondez-vous à ceux qui crient gare à la surveillance d’État comme on l’a vu en Corée du Sud ou à Taiwan ?
Nous avons écouté et devons continuer à écouter les voix critiques ici en Europe. En ce sens, nous avons déjà largement testé l’application sur le plan technique en termes de sécurité et de protection des données. Notre démarche a convaincu et nous avons reçu le soutien politique. Et je pense que la confiance sera aussi relativement grande parmi la population.

Votre départ à la retraite est imminent, avez-vous déjà établi des projets pour la suite?
J’ai déjà quelques projets. Des projets qui ont été peu retardés, car mon engagement pour la crise est bien évidemment prioritaire. Fin septembre, je vais pouvoir prendre quelques semaines de congé. Je me pencherai ensuite à nouveau sur mes projets. Je me réjouis d’ores et déjà de mettre à profit l’expérience acquise au sein de quatre différents départements fédéraux.