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Quatre candidats sont en lice pour une place au Conseil d’Etat. Qui de Pierre Maudet, Fabienne Fischer, Yves Nidegger ou Delphine Bachmann entrera au Conseil d’Etat genevois ? A quelques jours du second tour de l’élection du dimanche 28 mars, nous avons posé quelques questions à Pierre Maudet.

Nous sommes à quelques jours du second tour de l’élection complémentaire au Conseil d’Etat. Vous êtes candidat à votre propre réélection. Vous vous êtes placé second au premier tour de l’élection. En face de vous, une candidate verte, et à droite l’UDC Yves Nidegger et la candidate PDC Delphine Bachmann. Quels sont vont idées-forces pour vous démarquer ?

Je défends l’idée que rien n’est viable sans liens et créativité portés par l’innovation, soit sans la capacité de se renouveler non seulement au niveau technique mais aussi et surtout au niveau humain, en visant des solutions à long terme, afin de répondre aux exigences économiques et aux défis sociaux de notre canton, tels que l’employabilité des jeunes et des seniors. A la forme et sur le fond, je défends une vision de l’économie capable de soutenir que la croissance n’est pas une fin en soi mais un moyen d’offrir à chacune et à chacun une perspective de se dessiner un avenir personnel et d’être un acteur engagé au sein de la collectivité. Je défends également les principes de durabilité, d’ouverture et de diversité qui constituent l’ADN de l’économie genevoise, dans un contexte de liberté économique consacré par la Constitution mais relativisé de plus en plus par un carcan réglementaire, qu’il faut assouplir pour les entrepreneurs et pour l’emploi.

Quels sont vos propositions pour relancer Genève après la crise et aider la population genevoise ?

L’État devrait soutenir les PME locales pour les aider à participer à des appels d’offres sur des projets de la Confédération, des cantons, des villes ou des communes afin d’aider les entreprises du canton à développer leurs activités et à créer des emplois. Je défends la reconversion et la notion de partenariat social, comme l’un des meilleurs antidotes à la précarisation du travail, dans une perspective où la numérisation de la société est d’abord perçue comme un risque, alors qu’elle devrait être envisagée comme une opportunité, et un moyen de ne laisser personne sur le bord de la route.

Dans votre livre « Quarantaine » (Ed. Cabédita) vous avouez, dès l’introduction « Aussi loin que je me souvienne, les responsabilités m’ont toujours attiré. Par sens du devoir, mais aussi par goût du risque (…). « Comment voyez-vous la suite de votre engagement ?

Je suis convaincu que la politique, c’est l’art de rendre possible ce qui est nécessaire. Autrement dit, c’est la capacité de discerner ce qui va se révéler essentiel pour l’être humain et d’en faire une force, symbolique et pratique, pour changer le cours des circonstances, pour agir concrètement, pour refonder le pacte. Dans un monde qui a simultanément changé de ton, de vitesse et d’échelle, je crois plus que jamais en la force de l’engagement et de l’action politique pour affirmer nos valeurs démocratiques et les transcrire dans l’économie de demain, avec cœur et avec conviction.