• Interview

      Dossiers Publics interroge celles et ceux qui font bouger la Suisse: les actrices et acteurs issus du monde politique ainsi que des secteurs privés et publics
    • Simone Wyss Fedele fait rayonner les PME suisses à l’étranger

      Simone Wyss Fedele fait rayonner les PME suisses à l’étranger

      Qui dit entreprises suisses pense Nestlé, Novartis, Glencore et autres titans que le monde entier nous envie. Mais comme l’arbre de Noël qui cache la forêt des lutins œuvrant dans l’ombre, ces géants de la Bourse ne doivent pas faire oublier que la Suisse regorge de...

      Garde suisse: un corps d’élite dans les coulisses du Vatican
      Garde suisse: un corps d’élite dans les coulisses du Vatican

      Hallebardier ayant servi sous le pape François, Guillaume Vergain se confie à Dossiers Publics et raconte ses années au sein de la Garde suisse pontificale, ce corps aussi légendaire que mystérieux. Comment devient-on garde suisse ? Quels sont les critères de...

      Entreprises de sécurité : le côté privé de la Force
      Entreprises de sécurité : le côté privé de la Force

      Les politiciens nous l’ont répété à l’envi depuis des années : « On ne peut pas mettre un policier derrière chaque citoyen » ! Ce qui, avouons-le, est plutôt une bonne nouvelle pour les plus paranoïaques d’entre nous… Garde du corps et directeur de deux entreprise...

    • JU: les soins aigus au cœur de Delémont

      JU: les soins aigus au cœur de Delémont

      Modulable, fonctionnel et accessible, c’est ainsi que Jacques Gygax, directeur de l’Hôpital du Jura, décrit l’établissement dédié aux soins aigus qu’il souhaite voir construire au cœur de Delémont, sur un terrain de 12'000 m2, propriété de la municipalité. Futur jalon...

    • VD: une maturité onéreuse

      VD: une maturité onéreuse

      L’harmonisation des pratiques a un coût, et le canton de Vaud pourrait bien en faire les frais dans le cadre de la nouvelle Ordonnance fédérale sur la reconnaissance des certificats de maturité gymnasiale, visant à harmoniser les disparités cantonales quant au cursus...

    • GE : moins de fonctionnaires pour Genève  ?

      GE : moins de fonctionnaires pour Genève  ?

      La fonction publique pèse-t-elle trop lourd sur les finances du canton ? C’est en tout cas l’avis émis par la droite genevoise, qui estime que le canton, régulièrement dans le rouge, pourrait bénéficier d’un gel de l’embauche de nouveaux fonctionnaires en cas de...

    • Gilles Stuck reprend les rênes du marché suisse chez Julius Bär

      Gilles Stuck reprend les rênes du marché suisse chez Julius Bär

      À nouvelle stratégie, nouvelle équipe dirigeante. Ainsi en a décidé Julius Bär, qui a choisi d’accompagner l’harmonisation de son approche du marché suisse par la désignation aux responsabilités de Gilles Stuck, collaborateur de la banque zurichoise depuis 2018 à la...

    • Key Family Partners accueille Emanuele Zanon Di Valgiurata

      Key Family Partners accueille Emanuele Zanon Di Valgiurata

      Connu pour avoir donné le jour à une nouvelle génération de multi-family offices offrant des solutions d’investissement sophistiquées et les plus hauts standards en matière de gouvernance, Key Family Partners agrandit son équipe avec la nomination au rang d’associé...

    • Hans Peter Wyss intègre la commission OPA de la FINMA

      Hans Peter Wyss intègre la commission OPA de la FINMA

      La Commission des offres publiques d’acquisition de la FINMA accueille un nouveau membre en la personne de Hans Peter Wyss, appelé en remplacement de Thomas Rufer, qui abandonnera le siège occupé depuis avril 2007 à la fin de cette année. Déjà vice-président du...

    • Un nouvel aumônier pour la garde pontificale

      Un nouvel aumônier pour la garde pontificale

      La garde pontificale ne saurait assurer son office sans l’encadrement et le soutien spirituels de son aumônier. Une mission d’importance, assurée pendant six ans par le père Thomas Widmer, auquel succède désormais le père Kolumban Reichlin. Né dans le canton de...

    • Événement

      Retrouvez les derniers événements auxquels Dossiers Publics était présent

    • Une aide-soignante engagée

      Une aide-soignante engagée

      Doris Abbyad, aide-soignante aux HUG depuis 1983 (en unité d’attente de placement en EMS) et présidente de l’association Culture & Loisirs (association de personnel hospitalier et de santé sociale), nous livre son vécu de la crise du covid-19. Quelles difficultés...

    • Rentrée des entreprises 2019

      Rentrée des entreprises 2019

      Dossiers Publics était présent à la Rentrée des Entreprises 2019 à l'Arena de Genève, l'événement...

  • Kits média

Publicités

Un catalyseur intelligent basé sur la nanotechnologie permet d’économiser le coût de la production et de réduire l’empreinte carbone du béton. Développée par l’équipe de Nanogence SA, cette innovation vise à créer des bénéfices concrets en faveur de la durabilité.

Après l’eau, le béton est la substance la plus utilisée au monde. « Il est aussi le matériau de construction le plus abordable avec le moins d’empreinte carbone par kilogramme par rapport à d’autres substances telles que le verre ou l’acier », explique Abhishek Kumar, PDG et fondateur de Nanogence SA. Nos villes et cités regorgent d’infrastructures construites en béton, un matériau structurel indispensable composé de divers minéraux, notamment le ciment, et qui constitue l’une des plus importantes sources de CO2 générant le plus d’émissions de gaz à effet de serre que la plupart de toutes autres industries manufacturières. Selon notre expert, chaque tonne de ciment est égale à environ une tonne de CO2, qui est responsable de 8 % des émissions dans le monde. Un chiffre qui dépasse les quantités générées par toutes les industries du transport maritime, du camionnage, et de l’aviation confondues, comme le rapporte One Minute Earth en collaboration avec la fondation Bill et Melinda Gates.

Industrie polluante

Très intéressé par les questions liées à la durabilité, une passion éveillée lors de ses voyages d’études aux États-Unis, Abhishek Kumar aspire à rendre la vie plus durable pour les générations futures. C’est pourquoi ses connaissances approfondies de la structure nanoscopique du béton, acquises durant sa thèse de doctorat, l’ont amené à se focaliser sur l’industrie la plus polluante au monde. Pour le chimiste, les deux principaux défis auxquels le secteur est confronté aujourd’hui concernent le coût et le CO2, notamment en provenance du calcaire qui se trouve dans le ciment. Vu que ce calcaire a besoin d’être réchauffé avant utilisation – jusqu’à ce qu’il ait suffisamment durci –, procéder ainsi nécessite une quantité importante de combustibles fossiles. En effet, le calcaire est la principale cause des émissions, car une fois chauffé il se décompose en chaux et en dioxyde de carbone. Force est de constater que moins il y aura de calcaire, plus il y aura de bénéfices. « En Suisse, il y a 3 ou 4 sites de production de ciment : c’est peu par rapport au nombre d’usines qui se trouvent ailleurs en Europe, en Inde ou en Chine. Toutefois, nous produisons 4 à 5 millions de tonnes de ciment par an », souligne Abhishek Kumar. 

À l’heure actuelle, les techniques visant à préserver l’environnement tout en diminuant les coûts énergétiques se multiplient, dont certaines qui misent sur la capture et le recyclage de du dioxyde de carbone, par exemple. Pourtant, ces méthodes restent coûteuses et difficilement applicables. À ce propos, le jeune patron nous rappelle que le peuple suisse a rejeté la révision de la loi sur le CO2 lors des dernières votations, à savoir par 51,59 % de non contre 48,41 % de oui. Dès à présent, en attendant que le contribuable accepte d’assumer les charges supplémentaires pour financer de telles mesures, Nanogence SA est parvenue à trouver une solution économe, propre et smart.

Le produit, une fois activé à l’échelle nanométrique, offre une réduction de 50 % des émissions de CO2

catalyseur intelligent structures béton

Formule magique

Dans le cadre de ses recherches à l’EPFL, Abhishek Kumar a développé des substances chimiques basées sur la nanotechnologie afin d’améliorer la qualité des matériaux. Par la même occasion, il a mis au point un nouvel additif qui permet de donner au béton, au mortier ou au ciment la texture adéquate en un seul geste. De plus, la procédure permet d’augmenter l’efficacité de liaison des ciments et des structures en béton. Composé de matériaux non organiques, soit sans carbone, l’adjuvant permet d’empêcher la détérioration des fers d’armature et de prolonger la durée de vie des constructions. À bien des égards, il s’agit d’une véritable formule magique. Facilement intégré dans les processus de fabrication existants, « comme le sel que l’on rajoute pour relever un plat en cuisine », précise le chercheur, le produit, une fois activé à l’échelle nanométrique, offre une réduction de 50 % des émissions de CO2.  

Lancée en 2018, Nanogence SA commercialise dorénavant sa recette sous forme de catalyseurs intelligents destinés aux producteurs désireux de réduire leurs émissions de dioxyde de carbone. Grâce à une demande de plus en plus grande, la start-up connaît un bel essor et dispose désormais d’une belle brochette de clients des États-Unis à l’Inde, de l’Australie à la Nouvelle-Zélande et de l’Afrique du Sud au Rwanda en passant, bien entendu, par la Suisse. D’autre part, trois filiales ont été créées à l’étranger à ce jour, notamment en Inde, en Chine et aux États-Unis. Toutefois, Abhishek Kumar ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. D’ici cinq ans, Nanogence SA vise un total de cinq succursales avec 500 collaborateurs à travers le monde. « À l’avenir, nous voulons que Nanogence dépasse son statut de simple entreprise de matériaux : nous voulons qu’elle devienne un centre d’innovation à part entière. » En tant qu’unique fournisseur de catalyseurs intelligents pour l’industrie de la construction, la société détient le sobriquet de first-mover et, coûte que coûte, elle compte conserver sa position de numéro un sur le marché.