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C’est une excellente nouvelle, une technologie toute récente apporte des réponses très prometteuses dans de multiples domaines de la production végétale pour tous les types de culture et de climat. Elle se base sur les hydro-rétenteurs à membrane polymérique, de petits granules qui ont la propriété de gonfler en multipliant leur volume par un facteur allant jusqu’à 1000, lorsqu’ils entrent en contact avec l’eau. Mélangés préalablement à la terre, ils deviennent alors de fantastiques réservoirs de nourriture pour les plantes. Partons à leur découverte.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, c’est la pénurie d’eau et non le manque de terres qui sera dans les années à venir la principale contrainte sur l’agriculture. Il faut savoir que 70 % de toute l’eau utilisée chaque année dans le monde est destinée à l’irrigation, produisant 30 à 40 % des cultures mondiales sur 17 % de toutes les terres arables. L’utilisation des hydro-rétenteurs à membrane polymérique, appelés aussi hydrogel, est une nouvelle pratique de gestion efficace de notre patrimoine hydrique souvent associée à des projets intégrés de développement durable et de protection de l’environnement, incluant dans le processus un aspect social et économique.

L’ydro-rétenteur, c’est quoi ?
Les hydro-rétenteurs à membrane polymérique sont de petites granules qui, incorporés à la terre lors des semailles, gonflent avec la pluie ou l’arrosage et retiennent l’eau. Cette technologie permet d’améliorer grandement le rendement des récoltes tout en permettant d’économiser les ressources en eau. On les trouve plus communément dans les couches pour bébé afin de retenir l’eau ou dans les bouquets de fleurs qui les accompagnent pour garder les plantes hydratées. Les hydrogels typiques, cependant, sont fabriqués à partir de matériaux synthétiques, comme le polyacrylamide, qui ne se décomposent pas.

Pour remédier à cela, dans le cadre d’une collaboration internationale, Jerzy Kanicki, professeur de génie électrique et d’informatique à l’UM, et Agnieszka Pawlicka, professeure de chimie à l’Université de São Paulo et ancienne chercheuse invitée à l’UM, ont créé un hydrogel biodégradable à base de gomme gellane, qui est produit par des bactéries. Une utilisation principale des hydrogels synthétiques est d’aider à faire pousser des cultures dans les zones sèches. Ainsi, les hydrogels peuvent gonfler avec l’eau pendant les pluies et libérer l’humidité dans le sol pendant les périodes sèches, à la fois pour arroser les plantes et aider à contrôler l’érosion. L’engrais est également ajouté aux hydrogels, permettant une libération plus lente des nutriments dans le sol.

Une utilisation principale des hydrogels synthétiques est d’aider à faire pousser des cultures dans les zones sèches

Polyter, l’invention géniale de Philippe Ouaki Di Giorno
À la base, il faut préciser que l’invention révolutionnaire des granules qui remplacent l’eau destinés à l’agriculture, c’est à Philippe Ouaki Di Giorno que le monde la doit. Déçu par le milieu universitaire, l’agronome monte il y a 30 ans sa société, P.O.G.D. Développement, ceci afin de protéger ses brevets. Il met alors au point en 2004 ses petits granulés ressemblant à de fins cristaux vert pâle, dont une seule pincée suffit à nourrir une plante en eau et en nutriments, en se passant presque de l’arroser. Depuis, son invention qu’il a nommée Polyter, nourrit des pépinière, des champs de cultures et des arbres un peu partout dans le monde, changeant par exemple le sable en gazon aux Émirats arabes unis. Au Sénégal, ce produit a eu un grand succès, attirant jusqu’à l’attention même du président de l’époque, Abdoulaye Wade. Comme il le concède dans une interview accordée au quotidien régional français Sud Ouest en 2011, il aurait pu devenir milliardaire, mais pour cela, il lui eût fallu être « achetable », ce qui n’est pas dans son caractère.

En effet, Philippe Ouaki Di Giorno est un puriste. Si l’invention de Polyter a eu lieu, c’est pour la partager avec le plus grand nombre d’hommes et de femmes à travers le monde, affirme-t-il. Il a ainsi interrompu il y a une dizaine d’années un énorme contrat avec des investisseurs suisses, dès que le nom de la multinationale Bayer a été prononcé.

Le rêve que Philippe Ouaki Di Giorno entend réaliser, c’est la reforestation partout où l’on prétend qu’elle est impossible. D’où son succès et son étroite collaboration avec de nombreux pays tels que le Maroc, les Émirats arabes unis, la France, la Suisse, l’Espagne, le Vietnam, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Cameroun et Madagascar, pour n’en citer que quelques-uns.

« La plante a un self-service et un garde-manger à sa disposition »

Philippe Ouaki Di Giorno