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Présidente du conseil d’administration du Groupe CSD INGÉNIEURS depuis 2011, l’hydrogéologue Olga Darazs revient, dans cet entretien, sur les moments marquants de ce groupe qui a su évoluer en apportant des solutions aux principaux défis environnementaux. Plus grande représentativité des femmes aux postes décisionnels, gestion d’entreprise par temps de crise sanitaire, répartition de l’eau à travers le monde, Olga Darazs évoque toutes ces thématiques avec la franchise et l’expertise d’une femme convaincue que l’eau demeure la plus importante ressource géopolitique du monde. Une ressource importante mais fragile qui mérite d’être mieux répartie et mieux protégée…

En un demi-siècle d’existence, le groupe CSD INGÉNIEURS s’est progressivement développé. Ce pionnier de l’ingénierie et de l’environnement a étendu et diversifié ses activités dans toute la Suisse et dans une bonne partie de l’Europe. Il compte aujourd’hui une trentaine de succursales en Suisse, Belgique, Allemagne, Italie, Lituanie et Luxembourg et son siège est aujourd’hui à Givisiez (FR). « Ingénieux par nature » n’est pas qu’un slogan. CSD INGÉNIEURS propose des solutions globales pour tout ce qui a trait à l’environnement, le bâtiment, les infrastructures ou encore l’eau et l’énergie.

Présidente du conseil d’administration depuis 2011, l’hydrogéologue Olga Darazs revient dans cet entretien sur les moments marquants de ce groupe qui a su évoluer en apportant des solutions aux principaux défis environnementaux. Plus grande représentativité des femmes aux postes décisionnels, gestion d’entreprise par temps de crise sanitaire, répartition de l’eau à travers le monde, Olga Darazs évoque toutes ces thématiques avec la franchise et l’expertise d’une femme convaincue que l’eau demeure la plus importante ressource géopolitique du monde. Une ressource importante mais fragile qui mérite d’être mieux répartie et mieux protégée…

D.P. : CSD INGÉNIEURS connaît un développement impressionnant. Comment cela s’est-il concrétisé ?
Olga Darazs :
CSD INGÉNIEURS existe depuis 1970 et a connu une progression importante à partir des années 1980 avec la mise en place des lois sur la protection de l’environnement. Contrairement à bien d’autres concurrents, notre bureau vient du domaine de l’environnement, de la géologie, de la protection des eaux souterraines …

On a toujours été actifs dans ces domaines en lien avec l’environnement, même en tant que pionniers des études environnementales et de la dépollution avant l’instauration des ordonnances légales. Ce n’est que par la suite que nous avons intégré l’ingénierie classique aux métiers de l’environnement.. Notre importante progression au fil des années est très liée au travail pluridisciplinaire au sein de nos équipes qui comptent aujourd’hui quelque 87 métiers différents, du chimiste à l’ingénieur en environnement en passant par l’ingénieur en génie civil et le biologiste. Ce savoir combiné est une plus-value qui permet au groupe de poursuivre son évolution avec des solutions intégrées qui apportent un plus à l’environnement et à la qualité de vie.

Les énergies renouvelables, l’environnement et l’eau représentent 60 % de notre chiffre d’affaires

Olga Darazs

En parlant d’essor, quelles sont les grandes dates marquantes pour CSD ?
Tout a commencé le premier août 1970, un jour de travail normal à l’époque, avec les trois pionniers : Carlo Colombi, Bernard Schmutz et Jean-Pierre Dorthe. Ces trois fondateurs ont commencé leurs activités d’abord à Berne, ensuite à Fribourg et à Lausanne, essentiellement dans les aspects liés à la géologie, à l’hydrogéologie et à la géotechnique. Les aspects de protection des eaux et de dépollution ont très vite été des thèmes porteurs. Ensuite, vers les années 1980, comme je l’ai dit plus tôt, la législation sur la protection de l’environnement s’est beaucoup développée. Des études d’impact sur l’environnement, les études en relation avec la protection de l’air, de l’eau et contre le bruit nous ont permis de grandir. Dans les années 1990, nous avons acquis un premier bureau dans le domaine de l’ingénierie classique. Et nous avons développé progressivement des filiales en Europe, notamment en Allemagne, où notre activité s’est beaucoup développée dans le domaine de la construction durable en travaillant sur des écoquartiers et des bâtiments à zéro consommation d’énergie, et en Belgique, où nous avons au début surtout œuvré dans l’éolien. Nous avons poursuivi notre croissance en nous diversifiant en fonction de l’évolution des besoins du marché. Aujourd’hui, nous sommes très actifs dans les concepts et conseils énergétiques. Les énergies renouvelables, l’environnement et l’eau représentent aujourd’hui la part la plus importante du groupe avec quelque 60 % de notre chiffre d’affaires, le reste étant lié au bâtiment et aux infrastructures.

La devise de CSD est « Ingénieux par nature ». Quelle est la place de l’ingéniosité dans l’essor de votre groupe ?
Elle a été très importante depuis le début. L’ingénieur aime, par nature, inventer et apporter des solutions. La combinaison de nos différentes compétences et de notre savoir-faire apporte les solutions ingénieuses que nous proposons à nos clients. L’environnement dans lequel s’insère un projet, quel qu’il soit, est un élément que nous prenons toujours en considération. Nous accordons également une grande importance à la proximité avec nos clients, avec notamment un réseau de succursales très décentralisé. Nous prenons beaucoup en compte cet aspect dans la réalisation de nos projets. Cette proximité nous permet de bien connaître l’environnement dans lequel on s’inscrit, mais également d’être bien au fait des procédures. Même quand il s’agit de lois fédérales, chaque région et chaque canton peut les décliner un peu différemment. Là aussi, on peut apporter aux clients une plus-value, une connaissance du terrain, une proximité et une facilitation dans les procédures qui ont parfois lieu dans des contextes différents.

Action pour la biodiversité : Les-collaborateurs de CSD Lausanne créent un réseau écologique plantation de haies à Missy (VD)
Action pour la biodiversité : Les-collaborateurs de CSD Lausanne créent un réseau écologique plantation de haies à Missy (VD)

En tant qu’hydrogéologue, quelle importance accordez-vous à l’hydrogéologie et à l’hydrologie ?
Une part très importante. En tant qu’hydrogéologue, j’accorde une grande importance à l’eau. C’est un domaine qui m’a toujours passionnée. D’une part, c’est la ressource dont on ne peut pas se passer car elle est vitale. L’eau est une ressource à laquelle on n’est pas très attentifs dans nos pays : on ouvre le robinet, l’eau coule et on ne se pose pas trop de questions pour savoir d’où elle vient et si ce sera toujours ainsi. Dans les pays qui connaissent le stress hydrique, avec des problèmes d’approvisionnement, on est plus sensible à ces aspects. On a également vu ces dernières années qu’avec le changement climatique, même en Suisse, certaines régions peuvent connaître des difficultés d’approvisionnement en eau. En parallèle, on a également des problèmes qualitatifs, notamment pour les eaux souterraines, qui représentent 80 % de l’approvisionnement en eau potable en Suisse. On retrouve parfois des pesticides, des traces de substances chimiques, de médicaments… C’est une ressource beaucoup plus fragile que nous ne l’imaginons. Il faut donc prendre davantage de mesures pour mieux la protéger mais aussi mieux la partager, car elle est inégalement répartie sur la planète. Il y a beaucoup de pays qui souffrent énormément de la sécheresse et la tendance est malheureusement croissante.

En tant que présidente de conseil d’administration, quel regard portez-vous sur cette fonction où les hommes prédominent ?
C’est vrai que, jusqu’à récemment, c’était des boys clubs: les hommes se cooptaient entre eux dans les conseils d’administration. Aujourd’hui, heureusement, les choses changent. Il commence à y avoir beaucoup plus de femmes dans les conseils d’administration. Il y a une plus grande ouverture. On prend aussi conscience que la diversité apporte beaucoup de points positifs, un regard différent. Le milieu de l’ingénierie est très masculin. Par boutade, je dis toujours que, comme jusqu’au bac, j’étais dans une école catholique non mixte, j’ai choisi une profession très masculine par réaction. En réalité, on a de plus en plus d’équipes mixtes. Chez CSD, nous comptons 30 à 40 % de collaboratrices. Si le génie civil reste encore un bastion majoritairement masculin, dans l’environnement, il y a aujourd’hui plus de jeunes femmes que de jeunes hommes qui étudient cette branche. Mais il faut du temps. On ne peut pas tout changer du jour au lendemain. Les mentalités évoluent. Il faut aussi que les femmes se fassent leur place, aient le réflexe de se coopter entre elles et osent dire « moi aussi, je suis compétente pour ce poste ».

Dans une société désireuse d’égalité, comment faire pour qu’il y ait un peu plus d’Olga Darazs dans les conseils d’administration ?
Un peu plus de femmes dans les conseils d’administration plutôt… Il y a plusieurs voies possibles. On parle souvent de quotas, mais je ne les favorise pas. Dans certains pays, les quotas sont appliqués pour donner plus de représentativité aux minorités. Mais les femmes ne sont pas une minorité dans notre société. Elles représentent 50 % de la population. Personnellement, je préfère être élue ou choisie pour mes compétences, pour ce que je peux apporter, mais pas qu’on légifère pour me permettre d’accéder à une fonction. Avec les quotas, on s’attaque aux symptômes, mais pas au problème de fond. Il y a un changement sociétal qui doit avoir lieu, mais cela ne se fera peut-être pas aussi rapidement qu’on le souhaiterait. Aujourd’hui, ce sont plusieurs siècles d’organisation sociale qui sont en train de changer.

Quel est le quotidien d’une présidente du conseil d’administration d’un groupe qui compte plus de 800 collaborateurs ?
Mon quotidien, c’est de travailler en tandem avec le CEO du groupe. Nous avons beaucoup d’échanges et de discussions très ouvertes sur le groupe, son évolution, son développement, les options stratégiques et sur les ressources humaines. Le talent et la motivation des collaborateurs, le sens que leur travail a pour eux, la prise en compte d’un environnement professionnel agréable, l’accompagnement dans un projet de vie pour concilier projets professionnels et privés… C’est tout cela qui fait la force de notre groupe. Tous ces sujets ont gagné en importance avec la pandémie. On a été un peu obligés de moins se voir, moins échanger en direct, et on s’est rendu compte à quel point c’est important.

Quelle a été l’incidence de la crise sanitaire dans l’évolution du groupe ?
La crise sanitaire nous est tombée dessus, comme sur tout le monde, en mars 2020, quand le Conseil fédéral a recommandé le télétravail. Par chance et non par anticipation, car on ne pouvait pas anticiper un tel scénario, on a beaucoup investi ces dernières années dans l’informatique et les bureaux virtuels. Chaque collaborateur a un ordinateur personnel lui permettant d’accéder à distance à ses dossiers. Pour nous, il n’y a pas eu de grands problèmes d’organisation. Mais sur la durée, le télétravail est apprécié de manière différente. Nous avons d’ailleurs mené une enquête interne. Certains ont adoré et aimeraient continuer le télétravail, car ils préfèrent ne pas faire de trajets. Rester à la maison leur permet de gagner du temps et leur offre une certaine qualité de vie. D’autres ont détesté et ont signalé qu’ils n’étaient pas à l’aise chez eux. Pour ceux qui ont des enfants en bas âge, c’est un peu moins évident. La pandémie nous a incités à repenser nos espaces de travail et à les reconcevoir de manière un peu différente. On a fait un premier exercice en Belgique, et les collaborateurs se disent très satisfaits. On conçoit moins l’espace de travail comme un lieu avec des bureaux individuels mais plutôt comme un espace commun où on s’organise différemment pour se retrouver à des moments précis.

Travaux d'assainissement de la décharge de la Pila (FR)
Travaux d’assainissement de la décharge de la Pila (FR)

Vous avez plusieurs casquettes. Vous êtes présidente de la Commission fédérale de géologie et vous avez dirigé jusqu’en septembre passé la Swiss Water Partnership (SWP). Concrètement, en quoi consiste votre travail pour ces institutions ?
La commission fédérale de géologie (CFG) est une commission extraparlementaire qui conseille les membres du Conseil fédéral sur les questions liées au sous-sol. De nombreuses ressources du sous-sol sont aujourd’hui exploitées en Suisse, par exemple les matériaux (gravier, roches…), l’eau souterraine, la chaleur (géothermie), l’espace pour le stockage ou les infrastructures de transport (tunnels ou projets novateurs comme Cargo souterrain…).

Le sous-sol peu profond est l’objet d’une utilisation intensive et non coordonnée en particulier dans les zones urbaines sur le principe du « first come first serve ». Le sous-sol profond est quant à lui méconnu et devrait faire l’objet d’une exploration systématique. De plus, des conflits d’intérêt apparaissent entre protection et utilisation du sous-sol. Ces raisons plaident pour le développement d’une stratégie du sous-sol qui permette de faire le lien entre la surface et le sous-sol profond.

Le DDPS (Département fédéral de la défense de la population et du sport) a chargé la CFG en septembre 2020 d’élaborer une stratégie du sous-sol suisse. Comment coordonner toutes ces activités et faire en sorte d’utiliser les ressources de manière durable ? Les enjeux sont passionnants et le travail au sein de cette commission, qui réunit différents experts, très motivant.

Et le Swiss Water Partnership ?
Le Swiss Water Partnership a été créé en 2012 par la Direction du développement et de la coopération (DDC), avec l’objectif de regrouper tous les acteurs suisses actifs dans le domaine de l’eau à l’international. Le constat de départ est que la Suisse, château d’eau de l’Europe, importe, au travers des biens et produits qu’elle consomme, plus de 70 % de son eau. Cela veut dire que l’on utilise l’eau d’autres pays qui se trouvent peut-être en stress hydrique. On peut notamment penser à certains produits chinois fabriqués dans des régions où il y a très peu d’eau. Comment réagir par rapport à ça ? J’ai présidé le SWP jusqu’en septembre, et je viens de passer la main. J’ai eu l’occasion de participer à plusieurs forums mondiaux de l’eau. La gestion de cette ressource vitale est devenue une préoccupation internationale, surtout à cause du changement climatique qui amène des bouleversements très rapides dans certaines régions sans que les populations ou les activités aient le temps de s’adapter. Ce sont des enjeux mondiaux. La Suisse a un rôle à jouer dans ce domaine. Et elle le fait bien en promouvant le mouvement « Blue Peace », c’est-à-dire en utilisant l’eau comme un instrument de paix et de dialogue entre pays plutôt que comme un élément de conflit ou de guerre.

Avec autant de responsabilités professionnelles, comment vous ressourcez-vous ?
Auprès de ma famille dont je suis très proche. J’aime énormément la lecture et la culture en général. Et si je suis préoccupée et que je dois réfléchir à un problème, je sais qu’en me promenant dans la nature, je recharge immédiatement les batteries. Ce sont des choses très simples. Mais chez moi ça fonctionne.

Conseil en construction durable et utilisation du BIM
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