• Interview

      Dossiers Publics interroge celles et ceux qui font bouger la Suisse: les actrices et acteurs issus du monde politique ainsi que des secteurs privés et publics
    • Entreprises de sécurité : le côté privé de la Force

      Entreprises de sécurité : le côté privé de la Force

      Les politiciens nous l’ont répété à l’envi depuis des années : « On ne peut pas mettre un policier derrière chaque citoyen » ! Ce qui, avouons-le, est plutôt une bonne nouvelle pour les plus paranoïaques d’entre nous… Garde du corps et directeur de deux entreprise...

      EGEN, un pressing à succès
      EGEN, un pressing à succès

      À 21 ans, Serhat Açig a lancé sa première start-up dans un milieu peu prisé des jeunes: le pressing à sec. Pourtant, EGEN, qui signifie « propre à soi » en romanche, emploie la technique de l’aquanettoyage ou le « wet cleaning » à 100%, un traitement numérique et...

      Pompiers, les gardiens du feu sacré
      Pompiers, les gardiens du feu sacré

      Avec un cahier des charges des plus diversifiés, les sapeurs-pompiers sont sur tous les fronts, et pourtant on les connaît souvent mal. Nous sommes allés à la rencontre du major Rémy Décombaz, commandant du Corps de sapeurs-pompiers volontaires « Cœur de Lavaux »...

    • VS: des mesures pour préserver la vache d’hérens

      VS: des mesures pour préserver la vache d’hérens

      Star emblématique des alpages valaisans, la vache d’Hérens tend à se raréfier, malgré le succès sans cesse renouvelé de ses fameux combats de Reines. Une diminution du cheptel que connaissent aussi les neuf autres races ovines et bovines locales, et que le canton a...

    • GE: pour une meilleure gestion de l’eau potable…

      GE: pour une meilleure gestion de l’eau potable…

      Face aux défis posés par l’urgence climatique, la pollution et une démographie galopante, l’eau s’impose plus que jamais comme un enjeu majeur en matière de santé publique. Confrontée en 2019 à un rapport de sa Cour des comptes pointant certaines faiblesses dans sa...

    • VS : des vagues au cœur des alpes

      VS : des vagues au cœur des alpes

      Les adeptes du surf vont s’en donner à cœur joie ! Non contents de pouvoir pratiquer leur sport de glisse favori sur les pentes enneigées du Valais, ils sont désormais invités à tester leur agilité sur les rouleaux océaniques d’Alaïa Bay. Première piscine à vagues...

    • Pierre Maudet recruté dans la cybersécurité par Wisekey

      Pierre Maudet recruté dans la cybersécurité par Wisekey

      Peu de temps après avoir quitté le Conseil d'État genevois, Pierre Maudet a déjà trouvé un nouvel emploi. La firme genevoise Wisekey, spécialisée dans la cybersécurité, a annoncé le 3 mai son embauche au poste de directeur de la transformation numérique. L'ancien...

    • Joseph Bonnemain redonne espoir au diocèse de Coire (gr)

      Joseph Bonnemain redonne espoir au diocèse de Coire (gr)

      Le diocèse de Coire ne pouvait rêver meilleur homme pour ramener la paix et la sérénité au cœur d’une congrégation malmenée par des décennies de conflits. Nommé par le pape en personne, ce Jurassien d’origine avait d’abord étudié la médecine, avant de se consacrer à...

    • Christine Schraner Burgener, une diplomate pour veiller aux migrations

      Christine Schraner Burgener, une diplomate pour veiller aux migrations

      Une fois encore, la gent féminine démontre qu’elle a toute sa place aux plus hautes responsabilités. Avec la nomination de Christine Schraner Burgener à la tête du dernier Secrétariat d’état encore en mains masculines, cette fonction quasi ministérielle est désormais...

    • Denise Tonella face au défi du Landesmuseum de Zürich

      Denise Tonella face au défi du Landesmuseum de Zürich

      Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Landesmuseum de Zürich tient une place à part. Soutenu par la Confédération, pourvu de multiples filiales, constamment en travaux, à la tête de collections pléthoriques, la vénérable institution inaugurée en 1898 représente...

    • Michaela Schärer prend la direction de la Protection de la population

      Michaela Schärer prend la direction de la Protection de la population

      Quel meilleur choix, pour reprendre les rênes de l’OFPP, qu’une personnalité aguerrie, forgée par une longue carrière au service de l’administration, et plus particulièrement au sein même du DDPS ? Première femme nommée à cette fonction, Michaela Schärer est tout cela...

    • Événement

      Retrouvez les derniers événements auxquels Dossiers Publics était présent

    • Une aide-soignante engagée

      Une aide-soignante engagée

      Doris Abbyad, aide-soignante aux HUG depuis 1983 (en unité d’attente de placement en EMS) et présidente de l’association Culture & Loisirs (association de personnel hospitalier et de santé sociale), nous livre son vécu de la crise du covid-19. Quelles difficultés...

    • Rentrée des entreprises 2019

      Rentrée des entreprises 2019

      Dossiers Publics était présent à la Rentrée des Entreprises 2019 à l'Arena de Genève, l'événement...

    • Cahiers spéciaux

      Retrouvez ici nos Cahiers Spéciaux traitant des grandes thématiques relatives à la Romandie
    • Environnement

      Gamaya, quand les drones volent au secours de l’agriculture

      Gamaya, quand les drones volent au secours de l’agriculture

      Avec sa caméra hyperspectrale miniature, combinée à l’intelligence artificielle et embarquée sur un drone, la start-up Gamaya permet aux agriculteurs d’estimer les besoins de leurs champs avec une précision inédite : un pas de géant pour l’agriculture durable. Dans le...

      Daphne Technology, comme un air de mer propre

      Daphne Technology, comme un air de mer propre

      Limiter la pollution atmosphérique par la purification des gaz d’échappement et révolutionner l’industrie du transport maritime, c’est le rêve d’une start-up née à l’EPFL. Active dans la très en vogue technologie propre, et désormais forte d’un financement de l’UE,...

      L’environnement, un creuset fertile pour la formation

      L’environnement, un creuset fertile pour la formation

      Face aux défis écologiques qui sous tendent notre marche vers l’avenir, les formations en lien avec l’environnement connaissent un essor sans précédent. Ainsi en Suisse, où les cursus se multiplient. S’il est un enjeu qui domine en ce début de siècle, c’est bien la...

      Canton de Vaud

      Pascal Broulis: “l’État doit être un catalyseur de projets”

      Pascal Broulis: “l’État doit être un catalyseur de projets”

      Cathédrale de Lausanne, Château St-Maire, Vaudoise Arena, Vortex, Maison de l’Environnement, MCBA ou encore Plateforme 10, autant de noms évocateurs de chantiers et de réalisations d’envergure entrepris depuis 2017 dans le canton avec l’Etat de Vaud comme point commun...

      Vaud+, la marque territoriale qui rayonne

      Vaud+, la marque territoriale qui rayonne

      Le branding territorial n’est pas vraiment une nouveauté et ce n’est pas les cantons du Valais ou des Grisons qui diront le contraire. Et comme les Vaudoises et les Vaudois ont du talent, il fallait le dire haut et fort, il fallait le faire...

  • Kit Média 2021

Publicités

Investir dans des entreprises qui ont des retombées positives et objectivement mesurables sur l’environnement ou la société, voilà comment on pourrait résumer en quelques mots l’investissement d’impact.

Pierre-Loïc Caïjo, fondateur d’Adiant Capital, une société de gestion spécialisée dans l’investissement d’impact, nous en dévoile les enjeux. Créée en 2011 et dirigée par une équipe active depuis près de 20 ans dans l’investissement d’impact, Adiant Capital se concentre exclusivement sur les marchés des capitaux privés et investit dans les entreprises non-cotées (private equity) et les actifs d’infrastructures.

Dossiers Publics : Quels sont vos principaux axes d’investissement ?
PLC : Nous nous focalisons sur trois thématiques principales : l’économie zéro carbone, l’économie circulaire et le mode de vie durable. Plus précisément, nous nous intéressons aux énergies renouvelables, au transport zéro carbone, à l’immobilier durable ou encore à la préservation des océans et des sols.
Il semble évident qu’à rendement égal, un investisseur préfère aujourd’hui faire travailler son capital de façon durable et bénéfique à la planète. Notre mission est de concevoir des solutions sur mesure pour nos clients afin de les aider à réaliser de tels investissements.


N’est-ce pas déjà le cas des entreprises cotées en Bourse depuis quelques années ?
Certes, les entreprises cotées en bourse doivent désormais identifier les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) auxquels elles sont exposées et s’engager à y remédier. Si on ne peut que s’en réjouir, cette démarche est cependant rarement associée à une véritable remise en question du modèle économique. Lors de l’achat d’un titre coté ESG, seule une fraction de l’investissement sera véritablement consacrée à engendrer un impact positif. En revanche, l’investissement d’impact dans les actifs non cotés permet que la totalité de l’investissement y soit dédiée.

Indépendamment de l’impératif environnemental, nous sommes indéniablement à l’aube d’une importante réallocation du capital institutionnel et privé vers le private equity et l’infrastructure. C’est d’ailleurs depuis longtemps le cas outre-Atlantique, où il n’est pas rare que 20 à 25 % des portefeuilles y soient consacrés.

A rendement égal, nous pensons qu’un investisseur préfère aujourd’hui faire travailler son capital de façon durable et bénéfique à la planète

Pierre-Loïc Caïjo
DIrecteur des investissements
Adiant Capital


Quel est le profil de vos clients investisseurs ?
Il peut s’agir aussi bien d’investisseurs institutionnels, de compagnies d’assurance, de banques privées que de caisses de pensions ou de family offices. Nous construisons ensemble leur portefeuille d’impact et déployons leur capital dans le cadre de mandats ou via nos produits d’investissement.

Notre expertise en infrastructure et en private equity nous permet de couvrir un large spectre de risques-rendements. A titre d’exemple, nous avons conçu un produit d’impact dynamique pour un groupe industriel Européen qui a engendré un retour sur investissement de plus de 30 %.

Pour ce qui est des investisseurs institutionnels, il faut relever qu’une toute récente modification de législation autorise désormais les caisses de pension suisses à investir dans les infrastructures. Nous avons lancé à leur destination un produit d’investissement de rente dans les infrastructures durables.

Quelle est votre valeur ajoutée en tant que société de gestion ?
En ce qui nous concerne, la conviction a précédé l’action : nous plaidons la cause de l’investissement d’impact depuis près de 20 ans, soit bien avant que la durabilité ne devienne un terme à la mode, voire un argument de vente. Notre longue expérience dans le domaine nous positionne de façon assez unique sur le marché.

Nous offrons à nos clients ce que leurs conseils traditionnels peuvent difficilement répliquer : une capacité à identifier des opportunités hors marché, une maîtrise des aspects technologiques et une solide expérience de terrain nous permettant, par exemple, de superviser la construction de nos infrastructures ou bien de nous impliquer de façon active aux côtés du management des entreprises de notre portefeuille.

En termes de durabilité, nos principes d’actions sont réellement ambitieux et vont bien au delà des critères ESG traditionnels. Nous les appliquons tant dans la sélection des opportunités d’investissements, en phase de Due Diligence, qu’après avoir investi dans nos projets ou entreprises. Notre reporting client intègre un volet extra-financier et, dans la mesure du possible, nous essayons de convaincre nos clients d’appliquer à leur propre organisation ces mêmes principes. Notre vision est réellement à 360°.

Les politiques font-ils assez pour l’environnement, selon vous ?
Je pense que, dans tous les camps politiques, l’urgence de la situation et la nécessité d’y remédier sont désormais bien ancrées. Sur le plan climatique, les états signataires des Accords de Paris de 2015 se sont engagés à limiter l’augmentation de la température globale à moins de 1,5°C d’ici à 2100. Cela implique une économie totalement neutre en carbone à l’horizon 2065 et représente 4000 milliards de dollars d’investissements annuels jusqu’en 2050 selon les Nations Unies. Un défi colossal auquel l’humanité n’y a encore jamais été soumise… À notre mesure, nous ambitionnons d’apporter notre contribution. C’est un sujet dont les enjeux sont aussi passionnants que titanesques.