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L’expression «Smart City» a aussi sa déclinaison rurale: le «Smart Farming». Il permet une utilisation plus efficace des ressources tout en préservant au mieux l’environnement

La compétitivité de l’agriculture suisse passe aussi par les nouvelles technologies. Le secteur agricole n’échappe pas à la fameuse révolution numérique 4.0 dont on parle tant dans l’industrie. De plus en plus de procédés automatisés commandés par des capteurs permettent d’orienter les systèmes de production agricole vers la durabilité et de garantir la qualité, d’augmenter les rendements tout en réduisant les impacts sur l’environnement. Dans le jargon, on appelle cela le «Smart Farming». 

Centre de compétences de la Confédération pour la recherche agricole, Agroscope en énumère sur son site internet les cinq principaux objectifs: la rentabilité en réduisant les coûts et en augmentant l‘efficience, l’amélioration de la qualité en réduisant par exemple l’emploi d’antibiotiques, la minimisation des émissions pour notamment protéger les eaux, la protection des ressources ainsi que l’amélioration du bien-être et de la santé des animaux.

Deux préoccupations

Du «Smart Farming», l’Union suisse des paysans (USP) a d’ailleurs fait l’un des points forts de son programme d’activités. Les nouvelles technologies (robots, drones, senseurs, véhicules autonomes, etc.), les connexions et la gestion des données sont un fait», constate Francis Egger, membre de la direction de l’USP. «Nous devons en maximiser les effets positifs et en réduire les effets négatifs, souligne-t-il. Notre préoccupation principale concerne la protection des données.» 

L’association faîtière suit donc la chose de près: elle a signé la Charte sur la digitalisation dans l’agriculture et le secteur agroalimentaire suisses (agridigital.ch/fr/charte) et s’implique dans des projets comme le gestionnaire d’exploitation numérique Barto (www.barto.ch) ou le prototype d’échanges de données agricoles ADA (www.ada-eda.org).

Les moyens numériques vont inévitablement générer une plus grosse quantité de données et offrir ainsi des possibilités d’amélioration

Thomas Anken, Agroscope

Des données utiles

Autre souci pour l’USP: «Nous devons faire en sorte d’éviter que seule une élite d’agriculteurs s’engage dans que cette révolution numérique», s’inquiète Francis Egger. Responsable d’un groupe de recherche chez Agroscope, Thomas Anken est plus enthousiaste: «Les moyens numériques vont inévitablement générer une plus grosse quantité de données et offrir ainsi des possibilités d’amélioration, affirme-t-il. Nous souhaitions en faire bénéficier la pratique car ces nouvelles technologies permettent de donner aux cultures, aux plantes et aux animaux exactement ce dont ils ont besoin, au moment où ils en ont besoin.» Sur son site de Tänikon, à Aardorf (TG), Agroscope travaille sur de nombreux projets en collaboration avec différents partenaires (hautes écoles, universités ou entreprises privées). L’un d’entre eux vise à rendre la production de lait plus efficace et plus respectueuse des animaux en utilisant des capteurs intelligents. Ces derniers fournissent en effet des informations précieuses sur le comportement des animaux, leur lieu de séjour et la production laitière. 

Des robots efficaces

Les solutions robotisées du «Smart Farming» visent non seulement à améliorer la qualité de vie des agriculteurs, mais aussi le bien-être des animaux. C’est en tous les cas la volonté de Lely Center Suisse, un acteur important de la traite automatisée: en éliminant les impératifs liés à l’horaire, ses installations suppriment le stress chez les animaux et la baisse de production liés à l’aire d’attente devant la salle de traite. A Yverdon-les-Bains, la start-up ecoRobotix permet, elle, de réduire l’utilisation de produits phytosanitaires, comme le veut le Conseil fédéral. Son robot équipé de panneaux solaires et d’un système GPS se déplace tout seul, et traite les cultures avec des microdoses. «Avec un taux de reconnaissance des mauvaises herbes de plus de 95% en conditions idéales», selon ses concepteurs.

L’avenir de nos champs se prépare aussi au-dessus de nos têtes 

La start-up Gamaya, issue de l’EPFL, a développé un ingénieux système scannant les champs à l’aide d’une caméra fixée sur un drone. Les images, détaillées au pixel près, donnent des indications précieuses sur l’état physiologique des plantes, des informations qui pourront être utilisées par des machines agricoles autonomes. Le guidage automatique des tracteurs devient aussi de plus en plus populaire: précis au centimètre près, il permet de réduire le compactage du sol et d’offrir de meilleures conditions de croissance aux plantes. Les paysans se trouvent donc de plus en plus tiraillés entre les exigences traditionnelles de leur profession et les défis que posent les nouvelles technologies et la multiplication des données. 

Barrière psychologique

Pour les experts en «Smart Farming», l’idée n’est pas de transformer l’agriculteur en informaticien mais de lui offrir, grâce à une gestion d’exploitation «intelligente», des possibilités d’amélioration en combinant agriculture classique et solutions numériques et techniques. Ce n’est pas toujours une évidence pour ceux qui exercent le métier de la terre; des études sont en cours chez Agroscope pour déterminer s’il y a une barrière psychologique, une forme de résistance des agriculteurs qui peuvent voir dans ces technologies une rupture avec la nature même de leur métier. Une problématique prise au sérieux par les chercheurs. Dans ce contexte, l’arrivée du smartphone est un atout: l’agriculteur peut en faire un outil de travail privilégié tout en se déplaçant dans son exploitation.