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Avec un cahier des charges des plus diversifiés, les sapeurs-pompiers sont sur tous les fronts, et pourtant on les connaît souvent mal. Nous sommes allés à la rencontre du major Rémy Décombaz, commandant du Corps de sapeurs-pompiers volontaires « Cœur de Lavaux » assisté de son remplaçant le capitaine Cyril Corbaz.

Monsieur le commandant, dans le canton de Vaud, les SDIS, ou corps de sapeurs-pompiers volontaires, se composent d’un Détachement premier secours (DPS), et d’un Détachement d’appui (DAP). Quelles sont les différences entre les deux entités et leurs rôles respectifs ?
Rémy Décombaz : Comme son nom l’indique, le DAP vient en appui du DPS en cas de besoin plus important en ressources et lors d’interventions multiples ou de longue durée. Il y a également une différence au niveau de la formation : les membres du DAP ont une formation de base, qui par exemple n’inclut pas la protection respiratoire. La création de ces différentes sections date des régionalisations initiées dans les années 2000. Auparavant, on comptait 17 000 pompiers dans le canton de Vaud et 200 000 pompiers en Suisse. Avant la création des DPS, lors de chaque incendie, les sapeurs-pompiers du village et du Centre de renfort (CR) étaient simultanément alarmés du fait que dans les petits villages, on ne pouvait pas intervenir en autonomie faute de tenues feu appropriées ou d’appareils respiratoires. À présent (chiffres 2019), il y a 81 295 pompiers dans le pays, et 5132 sapeurs DAP et DPS dans le canton de Vaud, dont 116 sont des professionnels du Service de protection et sauvetage (SPSL).

Combien coûte la défense incendie ? Qui finance l’achat du matériel et des véhicules ?
R. D. : En moyenne en Suisse, le coût global des pompiers est de 70 francs par habitant et par année. En comparaison, les dépenses consacrées à la santé se sont élevées à 8712 francs par habitant en 2018. Nous sommes un des services les moins coûteux, car nous travaillons avec des miliciens volontaires (défrayés 30 francs de l’heure en intervention, 25 en exercice). Avec environ 100 francs par habitant, Vaud est l’un des cantons qui soutient le plus sa défense incendie. De cela, l’ECA (l’Établissement cantonal d’assurance contre l’incendie et les éléments naturels) subsidie de manière importante les Services de défense incendies et secours (SDIS). Dans le canton de Vaud, 1/3 de la prime d’assurance contre l’incendie et les éléments naturels est consacré à la prévention active des sinistres et à l’organisation optimisée des sapeurs-pompiers pour la sécurité quotidienne. La majorité des véhicules et leur entretien sont financés par l’ECA, de même que les tenues feu et une grande partie du matériel, ce qui nous permet d’avoir des véhicules modernes et fonctionnels renouvelés tous les 15 à 17 ans environ.

“Rejoignez-nous si vous n’avez pas de plan précis pour les deux prochaines années ! ”

Cdt. Décombaz

Quelles sont les principales missions des Pompiers de Lavaux ? Comment se passe la collaboration avec les « partenaires feux-bleus » ?
Cyril Corbaz : Parmi nos multiples missions, on retrouve le sauvetage, l’extinction de feux, les interventions sur inondations. Nous nous occupons aussi du sauvetage de tous les animaux, dont ceux de compagnie, de l’aide au portage (assistance lors d’évacuations, pour aider les ambulanciers par exemple). Pour nos missions, les casernes de Cully et Forel répondent au standard cantonal d’intervention extra-urbain de 18 à 23 minutes. La collaboration avec les autres forces de sécurité se passe très bien. Sur le secteur d’intervention de notre SDIS, on collabore avec 3 corps de police différents : l’APOL sur les communes de Chexbres, Puidoux, Rivaz, Saint-Saphorin et Bourg-en-Lavaux ; la Police Est-Lausannois dans la région de Savigny et la GDM (Gendarmerie vaudoise à Forel Lavaux). Nous collaborons aussi régulièrement avec nos collègues des SDIS voisins.

Ces missions ont-elles été différentes lors de l’année 2020, marquée par la crise du coronavirus ?
R. D. : En mars dernier, nous avions pensé que l’utilisation accrue d’appareils électriques due au confinement engendrerait une augmentation des sinistres… Or c’est le contraire qui s’est produit, car tous les incidents liés au départ de la maison en laissant des appareils branchés ont simplement cessé. Les gens n’ont plus fait de sport non plus, évitant les blessures. À un moment, tout s’est arrêté, à tel point que nous n’avons presque plus eu d’intervention à effectuer. Cette période de calme plat a duré du 15 mars jusqu’à la reprise des écoles le 11 mai.

Une partie essentielle du processus de recrutement pour tous les SDIS du canton est la formation cantonale qui a lieu en mars. L’année passée, elle a coïncidé avec le début du semi-confinement. Est-ce que cela a impacté négativement le recrutement de votre SDIS pour l’année 2020 ?
R. D. : Le 13 mars, premier jour de la formation cantonale (20 de nos recrues y participaient), le Conseil fédéral a annoncé les mesures liées à la crise sanitaire. La formation a donc été interrompue, et la deuxième journée a été reportée au mois de juin. Hormis 3 ou 4, toutes les recrues du canton ont pu y participer. Nous étions plus inquiets pour le recrutement qui a lieu à l’automne, où nous étions alors en pleine pandémie. Les communes et nous-mêmes avons fait parvenir des flyers à tous les citoyens de 18 à 35 ans des 7 communes de notre SDIS. Une quarantaine de personnes ont répondu présent à l’appel, en temps de pandémie, avec des masques, alors qu’en temps normal on en dénombre 25 à 30. Pour les formations cantonales de mars 2021, nous avons eu environ 540 candidats, ce qui est un succès : habituellement, on en compte 400 à 450.

Cet engouement pour les pompiers s’explique aussi par un certain désœuvrement de la population, qui avait parfois du temps libre à revendre. En fait, nous aurions dû mettre sur nos flyers : « Tout est fermé, mais les pompiers restent actifs. Rejoignez-nous si vous n’avez pas de plan précis pour les deux prochaines années ! »